mardi 7 avril 2015

RDC: le gynécologue Denis Mukwege est-il en lice pour la présidence?

Le gynécologue congolais Denis Mukwege dénonce sans relâche depuis 20 ans les viols et les mutilations dont sont victimes les femmes à l'Est du Congo. Pourtant, malgré la dénonciation des atrocités subies, rien ne change dans l'Est de la RDC. Le discours du médecin devient de plus en plus engagé au point que certains prêtent au docteur des ambitions politiques.
Quand il arrive au "Flagey" à Bruxelles pour assister à la projection du film qui lui est consacré, Denis Mukwege a presque l'air effacé, d'une humilité touchante. Le gynécologue a le triomphe modeste. Depuis 20 ans pourtant, ce chirurgien répare les femmes violées à l'Est du Congo. Sa pratique le confronte à une barbarie insensée qui frappe désormais des fillettes de plus en plus jeunes.
"Ce n'est pas un acte isolé", dit-il la bouche cachée derrière son masque de chirurgien en pleine opération. "Il y a quatre petites filles qui attendent le même type d'intervention! Je pense que pour cette fillette, tous les hommes devraient se mobiliser. C'est tout ce qu'on peut faire".
Mais si le monde offre au docteur une oreille attentive et des tribunes prestigieuses, sur le terrain, l'horreur se poursuit, le viol se banalise. "Le choc", poursuit-il "est venu quand j'ai opéré pour la première fois une fille née à l’hôpital, issue du viol de sa mère qui elle-même avait été violée à l'âge de 8 ans. Je ne veux pas me retrouver en train de soigner bientôt les petits-enfants".
Mukwege dénonce les multinationales et l'impuissance des autorités congolaises
"Comment me taire?", martèle le docteur devant les députés européens réunis à Strasbourg pour lui octroyer le prix Sakharov "quand nous savons que ces crimes contre l'humanité sont planifiés avec un mobile bassement économique". Le docteur a choisi ses cibles : les multinationales qui puisent sans retenue dans la richesse du sous-sol de la RDC, mais aussi le pouvoir congolais qui laisse ces massacres impunis : "Quand je vois des gens qui parlent de cinq millions de morts ou de un million de femmes violées et qu'il n'y a aucun tribunal qui essaie de comprendre comment cela s'est passé. Quand je vois que des victimes attendent la justice, je crois que la responsabilité est universelle".
Des prises de position qui dérangent
Au Congo, Denis Mukwege fait l'objet d'une protection rapprochée. Le médecin a déjà échappé à un attentat. Certains considèrent de toute évidence qu'il est entré de plain-pied dans l'arène politique? "Il est devenu un activiste", tranche Thierry Michel, le réalisateur du film consacré au chirurgien, "Et donc bien sur qu'il gêne. Il gêne tout le monde. Il gêne tous les groupes rebelles de quelque obédience qu'ils soient. Il gêne même les autorités de son pays. Je crois qu'elles trouvent qu'il ne donne pas une bonne image du pays. Mais il donne une image réelle".
Le Pasteur Mukwege livre des prêches enflammés
On le sait moins mais le docteur Mukwege est aussi pasteur. Et tous les tous les dimanches, il livre à ses ouailles des prêches enflammés. "Aujourd'hui, dans notre pays, beaucoup n'ont pas de travail", scande-t-il les yeux mi-clos devant la foule attentive. "Dans notre pays il n'y a pas de routes. Il n'y a pas de nourriture. Beaucoup d'enfants ne peuvent pas faire d'études". Alors, on imagine sans mal que s'il voulait proposer un "votez pour moi", à la place de "Dieu soit loué", il raflerait bien des suffrages. "Est-ce que lui pourrait jouer un rôle de leader politique?" s'interroge Colette Braeckman, la journaliste du Soir spécialiste du Congo et coréalisatrice du film "L'Homme qui répare les femmes", "personnellement, je trouve que c'est une mauvaise idée. Son rôle est plus important, plus grand, comme conscience, comme porte-parole des sans-voix, des gens vulnérables. C'est plus important que d'entrer dans l'arène et dans les jeux politiques". Mais qu'en pense finalement le principal intéressé? Nous avons eu avec lui ce petit dialogue :
- "Pensez-vous vous présenter aux élections en 2016 au Congo?"
- "Je n'y ai pas encore pensé".
- "Cela pourrait arriver"?
- "Je ne sais pas. Pour le moment je fais ce que je fais et je pense que c'est utile pour le Congo".
Le docteur ne ferme pas complètement la porte politique mais dénoncer les exactions et l'impunité de leurs auteurs qui ont pris du galon au lieu d'être traduits en justice, fait avant tout de lui un éveilleur de conscience plutôt qu'un candidat aux élections.
http://www.rtbf.be/video/embed?id=2003763#

jeudi 2 avril 2015

Lucky number 700 for Serena Williams

Serena Williams is presented with a giant cake celebrating her 700th win
(CNN)Tennis great Serena Williams racked up her 700th WTA win at the Miami Open on Wednesday, becoming the second player in as many days to be presented with a giant brightly colored cake after Andy Murray reached 500 wins on Tuesday.
World No.1 Williams looked to be heading for a surprise defeat as she surrendered six straight games in the second set having won a tight opener.
But the American rallied to overcome Germany's Sabine Lisicki 7-6 1-6 6-3 in a little over two hours and celebrated with a hard-earned slice of cake.
It hasn't all been plain sailing however -- in 2010 doctors found a life threatening blood clot in her lungs resulting in the star taking a break from competition for 12 months.
    Yet to lose a match in 2015, the reigning Australian and U.S. Open champion is writing her name across the history books, although she still has a long way to go to beat Martina Navratilova's record of 1442 match wins -- the leading mark in both the men's and women's game.
    Williams' next match will see her up against world No.3 Simona Halep, the last player to defeat her in October last year.

    Etats-Unis: "l'Eglise du cannabis" officialisée

    L'ÉTAT D'INDIANA AUX ÉTATS-UNIS A APPROUVÉ LA CRÉATION D'UNE "ÉGLISE DU CANNABIS" UNE SEMAINE APRÈS AVOIR RATIFIÉ UNE LOI SUR LA LIBERTÉ DE RELIGION.

    Des plants de cannabis
    afp.com/Pablo Porciuncula
    C'est ce qu'on appelle des conséquences inattendues. Une semaine après avoir ratifié une loi très controversée sur la restauration de la liberté religieuse, l'Etat d'Indiana dans le nord des États-Unis a approuvé une demande pour le moins originale : la reconnaissance d'une "Église du cannabis" comme corporation religieuse. 

    "Une Eglise d'amour et de compassion pour tous"

    Actuellement, l'usage du cannabis à des fins récréatives ou médicales est interdit en Indiana, mais grâce au Religious freedom restauration act , il est désormais illégal pour l'État "d'entraver substantiellement la liberté religieuse d'un individu". 
    Bill Levin, le fondateur de l'Église, a précisé au Washington Postque sa demande était une réponse directe à cette loi. Cette semaine, la secrétaire d'État de l'Indiana Connie Lawson, a donc approuvé sa requête en précisant dans que l'Église devrait être "basée sur l'amour, la compréhension et la compassion pour tous". 

    Déjà 2000 dollars de donations

    Bill Levin, dirigeant d'une entreprise de marketing et de consulting, a précisé que le cannabis serait utilisé en tant que sacrement et que l'Église ferait pousser ses propres plants de cannabis, et ne comptait pas en acheter ni en vendre. 
    "Si quelqu'un fume dans notre Église, que Dieu le bénisse" a-t-il ajouté, "Cette Église proposera un mode de vie sain, une manière d'apprécier la vie avec amour." Le créateur du mouvement a assuré qu'il n'était "pas religieux" mais "spirituel", "rempli d'amour et guidé par la foi". 
    Suite à son annonce, Bill Levin a reçu plus de 2000 dollars de donations et ce mercredi, près de 15 000 personnes avaient liké la page Facebook de l'Église. 
    Bill Levin est toujours à la recherche d'un endroit qui accueillera son "lieu saint", et a lancé une collecte de fonds sur Internet. "Je souhaiterais construire les murs de l'Église avec un matériau contenant du chanvre", at-t-il précisé. 
    Dès que l'Église sera construite, ses adhérents, surnommés les "cannibiterians", devront s'acquitter d'un forfait de 4,20 dollars par mois, pour pouvoir y "prier" en toute tranquillité.  

    En savoir plus sur 

    mercredi 1 avril 2015

    Burundi: les ex-rebelles affichent leur soutien à Pierre Nkurunziza

    mediaPierre Nkurunziza, le président burundais, à Gatumba, le 19 septembre 2011.REUTERS/Stringer
    A moins de trois mois de la présidentielle et alors que le pays se déchire sur une éventuelle troisième candidature du président Pierre Nkurunziza, les anciens combattants issus essentiellement de l'ancienne rébellion aujourd'hui au pouvoir, se sont invités dans le débat. Mardi, plus de deux cents représentants des anciens combattants démobilisés ont lancé une véritable déclaration de guerre à l'opposition et la société civile burundaises qui refusent farouchement la candidature Nkurunziza.
    Les anciens combattants venus des 17 provinces du Burundi se sont retrouvés dans un grand hôtel de Bujumbura, mardi. Une manière sans doute de défier l'opposition et la société civile burundaises sur les terres d'une capitale qui leur est largement acquise. Ces groupes de démobilisés ont gardé des structures quasi-militaires et ils sont très redoutés surtout dans les zones rurales.
    Cette fois, ils sont venus dans la capitale pour faire passer un message très clair aux citadins : « Nous, les anciens combattants, nous savons que nous avons voté pour le président en 2010. Pour 2005, nous assurons qu'il a été élu par les députés et les sénateurs, que nous n'avions pas mandaté », explique Moïse Bukuru, leur président.
    L'opposition et la société civile burundaises menacent de descendre dans la rue dès que le président Pierre Nkurunziza annoncera son intention de briguer un troisième mandat lors des présidentielles de juin. Là aussi, les anciens combattants ont un message tout aussi clair : « Nous mettons en garde les politiciens et les associations de la société civile qui se cachent derrière la question d'un deuxième mandat du chef de l'Etat pour déstabiliser le pays et appeler la population à manifester. Nous leur prévenons que nous ne leur laisserons pas de répit ».
    Que comptent-ils faire ? Qu'en est-il des informations faisant état de distribution d'armes au sein de ces groupes très encadrés par le parti au pouvoir au Burundi ? Leurs leaders ont refusé tout net de répondre aux questions des journalistes, mais le gouvernement burundais a déjà prévenu à plusieurs reprises que les sympathisants de Nkurunziza étaient prêts à descendre sur la capitale pour des contre-manifestations.

    mardi 31 mars 2015

    Il s'injecte du liquide à base de chlorine e6 dans les yeux pour voir dans le noir

    Et à en croire l'étude réalisée par des biohackers américains, ça fonctionne !

    Gabriel Licina, l'un des chercheurs, a servi de cobaye. (DR)Gabriel Licina, l'un des chercheurs, a servi de cobaye. (DR)
    Leur idée ? Modifier directement le fonctionnement des yeux pour leur permettre de voir dans le noir, en y injectant une solution liquide à base de chlorine e6 (Ce6), une molécule chimique, sorte de chlorophylle, aux propriétés photo-sensibilisatrices. Cette substance, que l'on retrouve notamment chez des poissons vivant dans les eaux profondes, très sombres, permet de d'intensifier la lumière.
    Et à en croire l'étude rédigée par ces chercheurs indépendants, réunis au sein du groupe Science for the Masses, ça fonctionne ! Sous la surveillance de son collègue, Jeffrey Tibbetts, l'expert médical du groupe de biohacking, Gabriel Licina, l'un des chercheurs, s'est en effet prêté à l'expérience. 
    "Le liquide a rendu ma vision floue et sombre avant de se dissoudre dans mes yeux", témoigne-t-il.
    Quand la solution a commencé à marcher, l'intensité de la lumière a augmenté pendant les deux heures qui ont suivi. J'ai fini par mettre des lunettes de soleil."

    Reconnaître des personnes de nuit, à 50 mètres

    Entièrement noircis, les yeux du chercheur-cobaye peuvent paraître inquiétants. Mais les résultats sont là : le biochimiste a ainsi rapporté avoir pu, en forêt et en pleine nuit, reconnaître des personnes situées à 50 mètres de distance. Avec un taux de réussite de 100%, selon les conclusions de l'étude. En comparaison, des personnes n'ayant pas reçu la solution de Ce6 et soumises au même test n'ont eu un taux de réussite que de 33%.
    L'effet photosensibilisant du Ce6 injecté a perduré pendant plusieurs heures. Ce n'est que le lendemain qu'il a totalement disparu et que les yeux de Gabriel Licina ont retrouvé leur couleur normale.
    Les chercheurs présentent avant tout l'expérience comme un simple test, pour prouver qu'une telle prouesse est possible. Mais elle ouvre néanmoins des possibilités incroyables : cette vision nocturne "naturelle" pourrait constituer un atout pour des forces de sécurité pour, par exemple, mener des recherches de nuit. Ou des opérations en milieu hostile, la nuit.
    Reste que nous n'avons, pour l'instant, aucun recul sur les possibles risques de cette substance. L'équipe assure que d'autres tests, dans des laboratoires équipés, doivent avoir lieu.

    lundi 30 mars 2015

    Le Rwanda n’extradera pas Laurent Nkunda et les chefs du M23

    Louise Mushikiwabo

    Le Rwanda justifie son refus de renvoyer en Rdc le Général Laurent Nkunda et les officiers supérieurs du M23 qui ont trouvé refuge dans ce pays par le fait que la Rdc maintient la peine capitale dans sa législation. La déclaration est de la ministre rwandaise des affaires étrangères Louise Mushikiwabo lors d’une conférence de presse à Kigali le vendredi 09 août 2013, rapporte l’Avenir.
    Louise Mushikiwabo : « Extrader quelqu’un doit se conformer à la loi internationale ou à la constitution qui héberge la personne concernée. Envoyer les Congolais qui sont accusés des crimes de guerre dans leur pays, ce ne sera pas facile pour le Rwanda car notre constitution Rwandaise est contre l’extradition de ceux qui se sont réfugiés chez nous vers les pays qui n’ont pas encore abrogés la peine de mort dans leurs constitutions.
    Nous étions en train de discuter le cas de Laurent Nkunda pour lui trouver un autre pays d’asile ou vers la Rdc, mais ces discussions ont été interrompues par cette nouvelle guerre. Le cas d’extradition n’est pas urgent, il y en a d’autres qui requièrent notre attention. »
    Si ces informations s’avèrent vraies, la mauvaise foi du Rwanda ne sera plus à prouver, lorsqu’on sait que c’est depuis longtemps que la Rd Congo n’applique pas la peine de mort, même si elle n’a pas encore été écartée de son arsenal répressif.
    IL sied de souligner que la Rdc a émis le 25 juillet trois mandats d’arrêts contre quatre ex-responsables de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) qui se sont réfugiés au Rwanda mi-mars à la suite d’une scission du groupe fin février. Jean-Marie Runiga, ex-président du M23, et le colonel Baudouin Ngaruye, selon la RDC "général de brigade autoproclamé du M23", sont visés par le même mandat. Les deux autres personnes concernées sont le lieutenant-colonel Eric Badege et le colonel Innocent Zimurinda.
    Tous ces rebelles qui sont du reste sous sanctions des Nations-Unies (interdiction de voyager et gel des avoirs) sont poursuivis pour constitution d’un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre, crimes contre l’humanité pour meurtre, emprisonnement, tortures, viol, esclavage sexuel, persécution pour des motifs ethniques ; crimes de guerre par tortures, enrôlement, conscription et utilisation de mineurs de moins de 15 ans dans les groupes armés.

    mercredi 25 mars 2015

    La Grèce pourrait "paralyser" l'Otan, estime Brzezinski

    INTERNATIONAL
    La Grèce, amie de la Russie, pourrait retarder voire "paralyser" par son véto la réponse de l'Otan à une violation de sa défense collective, estime Zbigniew Brzezinski, l'une des voix influentes de la politique étrangère américaine. 
    Après l'annexion de la Crimée en 2014, la Russie risque de jeter son dévolu sur la Moldavie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan, après quoi les Baltes et la Pologne, pays membres de l'Alliance atlantique, pourraient "devenir une cible", a déclaré M. Brzezinski dans une interview mercredi au quotidien polonais Dziennik Gazeta Prawna.
    L'article 5 de l'Otan prévoit une réponse collective de l'Alliance à toute agression contre l'un de ses 28 membres.
    "Mais au sein de l'Otan, diverses procédures sont en vigueur, dont le principe de l'unanimité. Cela veut dire que l'Otan pourrait être paralysée pendant un certain temps, ne serait-ce que par la Grèce qui est une amie de la Russie et qui dispose bien sûr d'un droit de véto", a-t-il expliqué.
    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras est attendu le 8 avril à Moscou où Athènes cherche un soutien face à ses problèmes économiques.
    M. Brzezinski avait déjà recommandé en janvier, devant la commission des Forces armées du Sénat américain, de pré-positionner des troupes américaines ou européennes dans les pays baltes, pour "dissuader" la Russie de toute visée sur ces pays.